Bonjour et bienvenue !

Hello tout le monde !

Bienvenue dans mon nouveau blog, dans lequel je vais rassembler toutes mes nouvelles ! Elles étaient pour l'instant sur mon autre blog, partagé avec ma meilleure amie : TheMAPLV !
Il n'est pas fini, et continue à tourner !

Je n'ai pas beaucoup d'écrits pour l'instant, mais je sais que ce blog va m'obliger à devenir plus productive !

Je voulais aussi me mettre à écrire des textes plus longs, donc peut-être vais-je me lancer dans l'écriture d'un roman court ! Il faut que j'en trouve le temps et surtout l'inspiration !
J'ai pas mal de débuts différents, mais très peu d'idées pour continuer ! Mais une écriture et une publication chapitre par chapitre va sûrement me motiver [du moins je l'espère] !

Il va y avoir des nouvelles jumelées, aussi, car j'en ai écrit une recemment pour un autre blog et je voulais écrire sa "jumelle" mais en plus trash !
Mais comme je ne les écrit pas en même temps, s'il y a d'autres écrits après, je vais mettre la nouvelle jumelle juste après sa soeur, donc il faudra parfois revenir en arrière pour découvrir de nouveaux textes !

Breeeef, bonne visite, donnez-moi vos impressions, je les attend avec impatience !

# Posté le samedi 16 mai 2009 05:38

Modifié le samedi 16 mai 2009 05:54

La jeune fille au voile noir...

Toute première nouvelle publiée, la plus courte !
Elle n'est pas très gore, mais je vous rassure [ou pas], ça va l'être beaucoup plus par la suite !
Enfin, "beaucoup"... n'exagérons rien...
Mais revenons à cette nouvelle-ci ! Je l'aime beaucoup, il y a juste la fin qui me déplait, je pourrais peut-être y voir un remaniement, un jour ou je serais particulièrement de bonne humeur !
Bah voilà, c'est fait, j'ai changé des choses... xD
Vous pouvez comparer avec la version de TheMAPLV, qui reste inchangée !

Un avis ?

Elle prit une grande inspiration, puis elle pénétra dans l'immeuble. La lourde porte de bois se referma, la plongeant dans l'obscurité. Elle frissonna, s'éclaircit la gorge. Elle sursauta quand un léger écho lui renvoya un raclement étouffé. Elle vit briller, sur sa droite, la petite diode qui signalait la présence d'un interrupteur. Mais avant même qu'elle fasse mine de bouger, les lumières s'allumèrent. Seules. La jeune fille regarda autour d'elle, mais il n'y avait personne. Du moins, personne que je ne peux voir, pensa-t-elle, faisant un pas dans le hall de pierre.
L'unique fenêtre se trouvait en face d'elle, obstruée par un voile noir. Cette fenêtre l'attirait, et sans qu'elle puisse expliquer pourquoi, elle continua à avancer, droit vers la pâle lumière, obscurcie par le voilage. Elle tendait la main pour décrocher le voile, quand les lumières s'éteignirent, aussi brusquement qu'elles s'étaient allumées. Mais elle poursuivit son geste, sans s'en soucier.
Le voile était coincé entre le battant de la fenêtre et son cadre, elle n'eut donc qu'à tirer légèrement pour qu'il se décroche. Elle frissonna, plus violemment cette fois, en découvrant le ciel : il faisait jour quand elle était entrée dans le hall, pourtant c'était une belle nuit étoilée qui s'étendait derrière le carreau. Une nuit étoilée tachée de rouge. Elle avala sa salive avec difficulté. Elle sentit un liquide poisseux sur sa main droite, qui tenait toujours fermement le voile. Elle lui jeta un coup d'½il.
Avec un bond d'effroi, elle lâcha le tissu qui retomba mollement sur le sol carrelé. Elle porta sa main à son visage : du sang pourpre coulait de ses doigts à son poignet. Elle voulut crier, hurler même, mais sa voix s'étrangla. Se sentant vaciller, elle s'appuya contre le mur le plus proche, y laissant une marque rougeâtre. Cette marque luisait encore, bien après que la jeune fille ne meure, dans d'atroces souffrances, inconnues, inimaginables mais réelles.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 16 mai 2009 05:45

Modifié le samedi 16 mai 2009 05:55

Bain de sang

Voilà la deuxième ! De très légère modifs, là encore constatables sur l'autre blog, mais elle sont vraiment petites, c'est simplement pour rendre le récit moins "lourd"... Cela fait quand même un petit bout de temps que je les ai écrites, celles-là !

Alors ?

Comme prévu, quand elle se réveilla, sa mère était déjà partie depuis de longues heures. Elle irait la retrouver à Manchester dans l'après-midi, mais pour l'instant elle avait largement le temps de profiter de ce luxueux hôtel. Commençons par prendre un bain, pensa-t-elle en s'étirant dans les draps mauves du lit. Elle se rendit dans la magnifique salle d'eau de marbre blanc et se déshabilla rapidement. Elle se glissa dans la baignoire quand celle-ci fut remplie d'eau chaude, non sans avoir préalablement tiré le verrou plaqué or de la porte. Bercée par le plic ploc de l'eau s'égouttant du robinet, elle finit par s'assoupir.

...


Elle fut réveillée par le froid et une odeur abominable, écoeurante même, qui rentrait dans ses narines, soulevait son estomac et se propageait dans tout son corps pour le rendre sale, impur. Elle fronça le nez de dégoût, puis ouvrit les yeux, les paupières lourdes. Son hurlement suraigu se répercuta contre les murs impeccables, faisant vibrer le miroir, le verre à dents en cristal et jusqu'au carreau de la lucarne. Elle constata rapidement, horrifiée, qu'elle ne baignait non plus dans de l'eau mais dans du sang. Pas de l'eau qui se serait teintée de rouge car on y aurait versé du sang ou parce qu'elle en aurait perdu, mais du véritable sang. Quand elle voulut se lever elle s'aperçut que le liquide, froid et visqueux, avait coagulé autour de son cou, l'enserrant comme un étau. Elle eut un haut-le-c½ur. Blêmissant à vue d'½il, une bouffée de panique la submergea. Elle tenta une nouvelle fois de se relever, mais elle glissa et retomba dans le sang qui l'avala et la recouvrit entièrement. Par réflexe elle inspira. Le sang lui rentra par le nez et la bouche, coulant dans sa gorge. Tous ses membres engourdis, elle luttait pour bouger. Dans un effort surhumain, elle prit appui de la main droite contre le fond de la baignoire et sa tête creva la surface. Elle respira enfin, les cheveux et le visage dégoulinants. Quand elle eut repris son souffle elle agrippa l'évier à côté d'elle, et se releva, chancelante. Après avoir enjambé le rebord de la baignoire, elle s'écroula sur le tapis de bain, à bout de force. Mais elle ne pouvait pas rester dans cette pièce, elle était en danger, elle le sentait. Elle rampa alors jusqu'à la porte, laissant une trace écarlate sur le sol immaculé. Agenouillée, elle actionnait la poignée, en vain. Elle se souvint avoir fermé le verrou. Elle s'accrocha au porte-serviettes et se souleva. Elle déverrouilla la porte puis retomba lourdement sur les genoux. Elle réessaya d'ouvrir, mais il y avait toujours un blocage. Comme si quelqu'un ou quelque chose restait appuyé contre la porte. Elle tapa faiblement de ses poings contre le battant. Les lumières se mirent à clignoter, puis au bout de quelques secondes, elles s'éteignirent. Seule dans le noir, nue, recouverte de sang de la tête aux pieds, la jeune fille se mit à grelotter.


...



Quand le gérant de l'hôtel se rendit dans la suite, étonné qu'elle n'ai pas été libérée à l'heure prévue, il ouvrit la porte de la salle de bain et retrouva le cadavre de la jeune fille, les cheveux plaqués contre le visage par l'eau du bain, les ongles arrachés a force d'avoir raclé le battant en bois pour s'échapper. Personne ne comprit comment elle était morte. Elle paraissait avoir été enfermée dans la salle de bain, alors que la porte était ouverte et que les caméras de surveillance montraient que personne n'était entré dans la chambre de toute la journée.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 16 mai 2009 06:07

La jeune fille sans coeur

Et voici la nouvelleuuuh !
Pas très gai non plus, mais plus longue, je m'entraîne à tenir la longueur ?

Est-ce que je la tiens ?

C'est l'histoire d'une jeune fille qui vivait dans une campagne reculée d'Angleterre. Elle allait au lycée, tous les jours, et revenait le soir chez elle pour aider sa mère. Un jour, le professeur présenta à la petite classe un nouvel élève, un beau jeune homme, avenant et charmeur. Toutes les filles de l'assemblée s'entichèrent immédiatement de lui. Il avait donc un large éventail de choix, mais sa préférée restait cette jeune fille. Ils se fréquentèrent jusqu'à l'université, où leurs chemins se séparèrent. Henry, le jeune homme, voulu la demander en mariage mais la mère d'Alice, la jeune fille, s'y opposa, car elle pensait qu'il ne gagnerait pas assez d'argent. Cela n'était pas sans rapport avec le fait que Henry désirait devenir écrivain. Alice en voulu beaucoup à sa mère.
Par la suite, les deux amants s'écrivirent des lettres passionnées. Ils ne cessèrent de s'aimer pendant de longues années, jusqu'au jour où Alice envoya ce billet :
Henry,
Ma mère est décédée ce matin même, la vieillesse ayant eu raison d'elle, et j'ai donc pris l'initiative de vous écrire immédiatement. Ma chère mère s'opposait à notre mariage : aujourd'hui, elle n'est plus. Aussi, je vous propose de nous retrouver dans trois jours, quand ma période de deuil sera terminée. J'espère de tout mon coeur que vous consentirez encore à ce que nous nous marions et cela, le plus vite possible. Je ne saurais attendre.
Avec tout mon amour,
Alice S.

Henry lui répondit aussitôt et lui expliqua que jamais il n'avait renoncé à leurs fiançailles.
Les retrouvailles des deux amants furent mouvementées et pleines d'émotions. Ils planifièrent leur mariage pour le samedi suivant.
Ledit jour arriva très vite. Alice était magnifique, vêtue d'une simple robe immaculée, ses long cheveux blonds natés dans une coiffure compliquée mais ravissante au plus haut point, ses beaux yeux bleus mis en valeur par un maquillage perfectionné. Henry, quant à lui, était d'une élégance rare dans son complet noir. La cérémonie privée allait bientôt commencer quand Alice prit son futur mari par le bras pour l'emmener à l'écart.
- Henry, avant que nous nous épousions, il y a quelque chose que j'aimerais vous avouez...
- Parlez, mais vite, je vous prie !
- C'est que cette chose est mal, mais il faut que vous sachiez que je ne la regrette pas le moins du monde. Pensez-vous que vous pourrez me pardonner ?
- Mais c'est que je pardonne tout à vos yeux immenses ! Et je serais encore plus enclin à vous pardonnez une fois que je vous aurais passé la bague au doigt !
- Chaque chose en son temps... Il faut d'abord que je vous explique cette chose affreuse pourtant, mais qui, aujourd'hui, permet notre bonheur !
- Mon Dieu, puisque c'est si important, racontez-moi tout !
- Eh bien, voyez-vous... cela concerne feu ma mère. Elle... elle n'est pas morte de vieillesse, comme je vous l'ai laisser entendre, lâcha Alice d'un trait.
Après un instant de réflexion, Henry demanda, méfiant :
- Comment est-elle morte, alors ?
- Je devais, ce jour-là, lui apporter ses médicaments... je lui est administré une haute dose... une dose mortelle...
- Oh... mais, ce n'était qu'un accident !
C'était une question déguisée en affirmation. Alice soupira de dépit. Fallait-il qu'elle soit encore plus claire ?
- Non, ce n'était pas un accident... Je l'ai tuée pour que nous puissions nous unir !
Après un silence long et pesant durant lequel Alice n'osa pas lever les yeux vers son fiancé, ce dernier déclara d'une voix mal assurée :
- Je... je crois que... que le mieux est de repousser ce mariage... je crois que tout est aller trop vite, je...
Il tourna les talons et s'en alla sans finir sa phrase. Alice resta seule avec ses pensées. Elle ne comprenait pas comment elle avait put faire tout ça pour... pour un homme ! Cependant, une petite voix en elle lui susurrait qu'il allait revenir chez eux. Elle rentra donc, mais Henry n'était pas là. Elle se coucha, épuisée, après des heures passées à se torturer l'esprit et à touner en rond dans leur petit appartement. Elle dormi toute habillée dans sa robe blanche, sans se décoiffer. Le lendemain matin, son fiancé n'était pas là. Mais il était venu dans la nuit. Un petit mot, plié en quatre à côté d'un couteau sur la table de la cuisine témoignait de son passage.
Ma pauvre amie, vous voilà devenue bien folle. J'ai pris mes affaires, vous ne me verrez plus jamais, car vous me dégoûtez au plus haut point. Je ne désire aucunement passer ma vie puis mourir aux côtés d'un monstre aux yeux immenses. Donc adieu, même si je doute fortement de vous retrouver au Paradis...
Henry.
Alice se liquéfiait littéralement au fur et à mesure qu'elle parcourait les lignes, qu'elle relut plusieurs fois, comme pour être bien sûre. Puis elle chiffonna le papier dans son poing, un rictus de haine sur le visage. Avalant sa salive avec difficulté, elle saisit le couteau de cuisine qui était sur la table et se le planta dans le coeur en hurlant de rage. Son beau et si jeune visage était méconnaissable. Le sang coulait en cascade sur sa robe, qui passait progressivement du blanc le plus pur au rouge le plus répugnant. Un coeur ne me sert plus à rien, pensait-elle, maintenant qu'il est parti.
Il était parti malgré tout ce qu'elle avait fait pour qu'ils soient réunis. Elle regrettait de lui avoir dit qu'elle avait assassinée sa mère, mais... elle ne regrettait pas son geste, même si, finalement, il n'avait servit à rien.
Elle tourna le couteau et d'un geste brusque le retira, s'arrachant le coeur dans une explosion de sang. Elle souffrait énormément, mais la douleur physique n'était rien à côté de la douleur morale.
Peut-être est-ce pour cela qu'elle ne mourut pas, ou peut-être est-ce pour une autre raison que nous ne connaîtrons certainement jamais. Quoi qu'il en soit, Alice Shaffton survit, un trou béant dans la poitrine, pendant des semaines, des mois, des années, des siècles entiers durant lesquels elle conserva une apparence de jeune fille. Un matin, elle se leva, une pensée en tête. Et pour la première fois de sa longue existence, elle formula cette pensée : "C'est de ma faute, si je n'avais pas tuée ma mère, je n'en serait pas là..." Et pour la première fois, elle regretta ce qu'elle avait fait. Enfin, elle se sentit presque soulagée, et elle ferma les yeux. Elle s'écroula, bel et bien morte, une larme de sang coulant sur sa joue glacée. Son visage était serein, toujours aussi beau qu'aux premiers jours de son amour avec Henry.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 16 mai 2009 06:40

La malédiction des triplées

Voici ma nouvelle la plus longue, je crois en fait... je sais pas... enfin, si, non, peut-être que celle d'avant la battait en longueur ! J'en sais rien (^_^)

Sinon, j'explique juste la fin, par peur d'incompréhensions : /!\ A NE PAS REGARDER SI VOUS NE VOULEZ PAS CONNAITRE LA FIN A L'AVANCE /!\

Vous serez prévenus...

Donc, à la fin, on apprend qu'en fait les triplées ont été empoisonnées par leur petite soeur qui les enviait ; or Jowna aussi les enviait ; elles l'ont donc tuées, ainsi que toutes les autres filles (le tas de cadavres) !
Voilà, bonne lecture !

Vous en pensez quoi ?

Jowna attendit que la grande aiguille de sa montre rejoigne la petite sur le « 12 » avant de pousser la grille du cimetière. Elle poussa un profond soupir en regardant les ombres des vieilles tombes sous la pâle lumière de la lune. L'air était frais et elle enfonça ses poings dans les poches de son caban blanc en frissonnant. Ses mains rencontrèrent un papier chiffonné qu'elle sortit pour l'examiner sous la pâle lumière qui régnait dans le cimetière. C'était une photographie d'un tableau représentant trois jeunes femmes qui avaient vécu au XIXème siècle. Elle avait lu dans un magazine que c'était des triplées d'une beauté et d'une intelligence incomparables. Elles avaient chacune réussie dans un domaine différent, elles étaient vraiment populaires. Jowna les enviait et elle contempla longtemps leur portrait. Elles étaient vraiment jolies... Seulement, elles étaient toutes décédées à l'âge de 22 ans sans que le magazine ne n'en précise la raison.
Jowna se ressaisit brusquement, et remit la coupure dans sa poche. Bon, elle n'avait qu'à faire le tour du cimetière et elle aurait accompli ce stupide gage. C'était ses deux meilleures amies, Luned et Aghna, qui le lui avait donné. Elles avaient elles-même du manger, sous la commande de leur amie, de la purée assaisonnée de beaucoup de moutarde ainsi que de la mousse à la banane mélangée à du soda, du sel et du poivre.
- Vas faire un tour du vieux cimetière à minuit ! s'était écriée Aghna.
- Tu nous le dois bien, avait ajouté Luned devant les protestations de Jowna.
Et c'est devant deux paires d'yeux suppliants qu'elle avait accepté.
Elle s'élança sur le sentier mal entretenu. Elle était tranquille, n'étant pas du genre à s'effrayer pour un rien. Des ronces déchiraient ses collants et elle trébucha plusieurs fois en raison de la faible lumière, mais elle continua à marcher, pressée de rentrer chez elle où l'attendait ses amies. Elle se rendit compte rapidement qu'elle aurait du prendre une lampe de poche, car quand les nuages couvrait l'astre nocturne, elle n'y voyait pas à deux mètres.
Soudain, alors qu'elle suivait jusqu'alors un chemin qui serpentait entre les tombes, elle déboucha sur une grande clairière. Ici, les rayons de la lune dispensait une lumière plus forte et Jowna pu parfaitement distinguer trois sépultures, dressées en plein milieu. Elle ne se souvenait pas de cet endroit. A vrai dire, elle était certaine de ne l'avoir jamais vu. Pourtant elle passait assez souvent par le cimetière, car il débouchait, de l'autre côté, sur une rue qui la menait directement à son cours de danse. Mais pas la moindre trace d'une rue, ni d'aucune construction. Il n'y avait que la forêt. Jowna se retourna : derrière elle, le sentier avait disparu. Il n'y avait que des arbres, et encore des arbres. Et, face à elle, ces trois tombes.
La panique commençait doucement à se diffuser en la jeune fille. Malgré le vent frais, une goutte de sueur lui coulait dans le dos. Elle déglutit avec difficulté.
Ne sachant quoi faire, Jowna s'approcha des tombes délabrées et s'agenouilla pour y lire les inscriptions. Sur la première, il était écrit :



SORCHA MURCHADH
[1835 – 1857]


Sur la deuxième :


AISLEEN MURCHADH
[1835 – 1857]


Et sur la troisième :


BLODWYN MURCHADH
[1835 – 1857]


Ses femmes sont mortes jeunes, pensa Jowna. Qui étaient-elles ? Des triplées ? Elles avaient la même date de naissance. Et plus étrange encore, elles étaient mortes la même année. Elle pensa à la photographie qu'elle avait dans la poche. Mais l'article ne précisait pas le nom des trois femmes, donc elle ne pouvait évidemment pas vérifier.
Alors qu'elle se posait toutes ces questions, Jowna sentit une présence dans son dos. Elle se retourna. Elle les reconnu immédiatement. Les femmes de la photo. Les femmes dont le nom était écrit sur les tombes. Mais pourquoi n'étaient-elles donc pas enterrées dessous ?
Elles étaient grandes, élancées, vêtues de longues robes blanches qui brillaient d'une lueur surnaturelle. Elles-même étaient d'une blancheur cadavérique.
Quand Sorcha, Aisleen et Blodwyn Murchadh marchèrent droit vers la collégienne, leurs long cheveux bruns rebondirent sur leurs frêles épaules. Jowna, les yeux écarquillés par la terreur, se releva doucement. Les trois jeunes femmes mesuraient deux têtes de plus que l'adolescente, qui, déjà petite, paraissait à présent minuscule. Elles avançaient toujours, leurs beaux visages parfaitement identiques crispés dans une expression de haine. Elles stoppèrent à un mètre à peine d'une Jowna pétrifiée sur place.
Soudainement, une des triplées bondit à une vitesse ahurissante et saisit Jowna par la taille pour la plaquer au sol. Celle-ci était écrasée par son adversaire, qui malgré sa maigreur apparente, pesait sûrement le double de son poids. Elle essaya de se dégager mais sa rivale la tenait fermement entre ses bras froid et visqueux.
Une deuxième s½ur s'approcha et se baissa sur Jowna. Elle ouvrit grand la bouche et planta ses longues dents aiguisées dans la chair tendre de l'épaule de sa victime. Cette dernière hurla de douleur, transpercée jusqu'à la moelle par un froid qu'elle n'avait encore jamais ressenti.
Les trois s½urs Murchadh étaient maintenant penchées sur la jeune fille qui convulsait, mordue de toute part. Quand elles en eurent fini avec elle, elles emmenèrent son cadavre dans la forêt et le posèrent au pied d'un arbre. Sorcha, Aisleen et Blodwyn regardèrent ce qu'il restait de Jowna pendant quelques secondes, avant d'échanger un regard.
- Nous aurons bientôt assouvie notre vengeance, mes s½urs, déclara Aisleen.
- Oui... nous sommes mortes trop jeunes... notre vie était trop belle pour être écourtée ainsi... soupira Blodwyn.
- Elle avait ton âge, notre petite peste de s½ur, quand elle nous a lâchement empoisonnée ! Elle était jalouse de nous, de notre beauté, de notre succès, lâcha Sorcha en guise d'explication, s'adressant directement au cadavre face à elle.
- Tu nous enviais, comme notre s½ur... et comme toutes ces gamines ! s'exclamèrent en c½ur les trois revenantes, pointant du doigt des cadavres déchiquetés posés en tas sous un autre arbre.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 16 mai 2009 12:47

Modifié le dimanche 17 mai 2009 08:56